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Quais Colibris: la Ville baisse les bras sans rien en retour!

ColibrisAprès 5 ans et demi d’interminables procédures, après des dizaines de milliers de dollars en honoraires d’avocats, après de multiples débats publics acrimonieux, après de nombreux reports, Ville de Lac-Brome vient d’annoncer laconiquement qu’un règlement hors cour est intervenu dans l’un des dossiers des quais Colibris.

 Au-delà du charabia juridique, par « règlement hors cour », il faut comprendre que la Ville a renoncé totalement à ses prétentions et qu’elle a complètement abdiqué. Qu’a-t-elle obtenu ? Rien, zéro, l’ensemble vide ! Aucun gain, ni pour le lac, ni pour la communauté. La négociation aura été à sens unique. Il s’agit d’une déroute et d’une défaite à plates coutures, sans bénéfice, sans explication valable. L’habituelle phrase passe-partout a été évoquée : « Le Conseil a estimé qu’il est dans l’intérêt supérieur de la ville d’accepter ce règlement hors cour ! ». L’unanimité des conseillers a scellé le sort du dossier, dans la plus parfaite harmonie, les réunions du conseil étant dorénavant réglées comme papier musique, chaque conseiller exécutant docilement sa partition !

 Était-il nécessaire d’avoir vécu toute cette saga pour un résultat aussi pitoyable ? Sans doute non ! On peut se demander comment, durant toutes ces années, le dossier a été géré, autant par les officiers municipaux que par les élus ?

 Dès 2009, Renaissance lac Brome (RLB) avait exprimé ses préoccupations face à la multiplication des quais dans le milieu humide de la baie des Colibris et avait demandé que l’environnement soit protégé et que la réglementation soit respectée. Il appartenait à la Ville, aux propriétaires et au promoteur de trouver des solutions dans le meilleur intérêt de tous. Ces solutions n’ont jamais vu le jour. RLB a été tenue dans l’ignorance des discussions et des tractations qui ont sans doute eu lieu tout au long du dossier. Nous nous serions attendus à plus de notre partenariat avec la Ville. Malgré tout, RLB a effectué de nombreuses recherches et inventaires de biodiversité pour démontrer la grande valeur écologique de ce secteur qui aurait mérité d’être mieux protégé.

En résumé on vient de légaliser la présence de bateaux à moteur dans un secteur écologiquement fragile. Quelle aberration !

Il est maintenant temps de tourner la page tout en espérant que le deuxième dossier dans le même secteur connaîtra un meilleur sort.