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Prix Hommage

Le conseil d’administration de Renaissance lac Brome a mis sur pied en 2016 un prix hommage pour reconnaître publiquement la contribution remarquable d’une personne, d’un groupe de citoyens, d’une organisation, d’une activité ou d’un projet visant soit l’amélioration de la qualité de l’eau du lac Brome et de ses écosystèmes, soit la restauration ou la conservation des écosystèmes et des milieux fragiles, soit la sensibilisation et l’éducation de la population aux bonnes pratiques environnementales, ou encore la mise en valeur du potentiel éco-touristique du territoire.

Prix Hommage 2017: Peter F. Wade

Peter Wade recevant un superbe huard sculpté par Guy Beauregard

Un organisme comme Renaissance lac Brome, tout comme plusieurs autres, ne pourrait mieux être servi par quelqu’un d’aussi dévoué et d’aussi compétent que Peter Wade. Voici le portrait de l’un de nos plus éminents concitoyens lequel a consacré une grande partie de sa vie à la protection du lac Brome et de ses milieux humides.

Peter Wade représente la mémoire vivante de la plupart des grands dossiers qui ont touché à l’environnement du lac Brome depuis plus de 50 ans. Ses archives personnelles représentent une mine incroyable de renseignements, même si Joan, sa compagne de toujours, désespère de récupérer cet espace dans leur maison. Entrer dans le bureau de Peter, c’est entrer dans la caverne d’Ali-Baba.

Peter a été de tous les combats qui ont eu cours à Lac-Brome. Ces combats se sont nommés protection des milieux humides, urbanisation effrénée à Lac-Brome, surtout à partir de 1987, études et acquisitions de connaissances sur le lac et ses écosystèmes.

Dès 1964. Peter Wade et sa famille furent parmi les premiers à s’intaller au Domaine Brome, d’abord comme résidence d’été, puis à temps complet à partir de 1988. C’est là que Peter a développé de solides amitiés, dont celle avec Marc Decelles son complice et avec Yves Roy, son voisin.

Peter est Ph.D. en management et expert en statistiques, fellow de la Société Royale de Statistique. Son esprit scientifique et ses compétences en statistiques ont souvent mises à contribution. Par exemple, le sondage en 1989 en vue de la mise en place des restrictions à la navigation (zone du 150 mètres – 10 km/hre) ou lors des échantillonnages d’eau. Encore aujourd’hui, chaque matin, Peter recueille les données météorologiques et en fait l’analyse; de même il prend sa chaloupe une quinzaine de fois durant l’été pour mesurer la transparence de l’eau du lac.

En 1987, Peter a été le co-fondateur de la Fondation des Terres du lac Brome, avec trois autres résidents passionnés par la protection de l’environnement et la conservation des milieux humides. Il en a été administrateur, trésorier et président pendant de nombreuses années.

En 1989, Peter a été nommé avec trois autres de ses amis soit Yves Roy, Peter Kerrigan et Geoffrey Hudghson membre de la commission de l’environnement mise sur pieds par le conseil municipal de l’époque. Cette commission était un modèle du genre. Elle était une retombée de l’incroyable exercice de participation populaire que constitua « Imaginaction » en 1987 et à laquelle Peter participa activement.

Il a été membre et président de l’Association de Conservation du lac Brome pendant de nombreuses années (1965-1999), en particulier durant les années très intenses où l’urbanisation était en plein essor à Lac Brome : condos Inverness, Condos du 400 Lakeside, déroutement de la R243, système d’égout sur Lakeside, Forum 50, etc.

En 2006, Peter a été l’un des principaux artisans de la relance de Renaissance lac Brome : il a organisé des réunions publiques pour sensibiliser les citoyens et a agi comme vice-président scientifique. Il a fait partie du conseil de RLB de 2002 à 2009, sans nommer tous ses autres états de service à la Chambre de Commerce, au journal communautaire le « Tempo » ou au comité des Sentiers.

Merci Peter pour tous les services que tu as rendus à la communauté, sans compter les heures, sans te laisser décourager par l’indifférence ou le peu de considération des administrations municipales. Peter, tu as été très patient. Merci d’avoir été là. Merci d’être notre ami.

Voir également la réponse de M. Wade lors de l’AGA 2017.

Prix Reconnaissance 2017: James A. Wilkins

James A. Wilkins

Renaissance lac Brome désire reconnaître la contribution exceptionnelle de M. James A. Wilkins à la préservation du lac Brome.

James a été président de Renaissance lac Brome pendant 7 ans, soit de 2009 à 2016; il avait auparavant agi comme trésorier pendant 2 ans et a participé à la relance de l’Association en 2006, faisant passer le membership de l’Association de 100 personnes à plus de 700 aujourd’hui.

James est un enfant du lac Brome; il y a passé son enfance et sa jeunesse, entre autres à la plage Bondville et au Terrace Inn, lieu de toutes les extravagances! Dès 1978, James s’est impliqué avec d’autres comme Peter White, Peter Wade, Marc Decelles, Yves Roy au sein de l’Association pour la Conservation du lac Brome. Des batailles épiques eurent alors lieu, notamment pour la mise aux normes de la Ferme des Canards laquelle se concrétisa finalement en 2002.

James est bien connu pour son caractère bouillant, son franc-parler et son sens de la formule. Il a piloté plusieurs dossiers concernant la gestion du lac, les relations avec les médias et les autorités de la ville, toujours dans le but d’améliorer la qualité de l’eau du lac.

Merci James pour avoir conduit les destinées de Renaissance lac Brome pendant tout ce temps et surtout pour avoir contribué à améliorer la qualité de l’eau qui est aujourd’hui bien meilleure qu’elle ne l’était en 1970.

Prix Hommage 2016: La Famille Fisher-Kerrigan

De gauche à droite: Michel Delorme, Pierre Beaudoin, Marie-Andrée Leblond (artiste), Claire Fisher-Kerrigan, James Wilkins

De gauche à droite: Michel Delorme, Pierre Beaudoin, Marie-Andrée Leblond (artiste), Claire Fisher-Kerrigan, James Wilkins

Cinq générations de Fisher-Kerrigan ont habité et habitent encore sur les rives du lac Brome; elles ont certainement marqué de façon durable l’évolution du lac et de ses écosystèmes et plus globalement de notre communauté dans son ensemble.

D’abord, l’aïeul, Sydney Arthur Fisher, acquit en 1873 un vaste territoire d’environ 400 acres sur la rive est du lac, au nord et au sud de la Pointe Fisher, allant vers l’est jusqu’à la limite du canton de Bolton-Ouest. Une partie de ce vaste territoire est aujourd’hui occupée par les Condos du 400 Lakeside. Rapidement, sous le leadership de M. Fisher, exploitant agricole et homme politique très en vue, la ferme devint un modèle en son genre. Son exploitation était axée sur les méthodes scientifiques et elle fut certainement l’embryon du réseau des fermes expérimentales partout au Canada. À sa mort en 1921, Sydney Fisher créa un Fonds philantropique au bénéfice de l’éducation des jeunes et de la vie rurale, deux valeurs auxquelles il croyait profondément. M. Fisher versa dans ce fonds environ 1 million$ en dollars d’aujourd’hui. Quatre-ving quinze (95) ans plus tard, le fonds est encore en fonction et distribue annuellement des bourses aux étudiants.

Puis, son neveu Philip hérita de la grande maison qu’on appelait “Alva House” de même qu’une grande partie de la propriété. La “Alva Farm” et le reste de la propriété furent légués au gestionnaire de la ferme, M. Arthur Carter. M. Philip Fisher, aviateur et héro de la première guerre mondiale, aimait profondément le lac Brome; il souhaitait le protéger et fut probablement l’un des premiers adeptes de voile sur le lac Brome. De 1969 à 1992, M. Fisher (et après sa mort, son fils John) fit prendre quotidiennement la lecture du niveau du lac pour ainsi aider à mieux gérer le lac. En 1941, Philip Fisher fut un acteur important pour la rénovation du barrage Foster auprès de la Compagnie Southern Canada Power; le barrage rénové permit un meilleur contrôle du niveau du lac. Philip Fisher et son épouse Margaret Linton Southam eurent 6 enfants.

Plusieurs des enfants de Philip Fisher se sont installés sur les rives du lac, à proximité de la maison paternelle (Alva House) et y habitent encore. Parmi eux, il faut mentionner Claire Fisher. Mme Fisher, détentrice d’une maîtrise en travail social de l’Université McGill, mit ses talents et ses compétences au service de ses concitoyens moins fortunés. C’était notamment le début des services communautaires qui inspirèrent les CLSC par la suite. Mme Fisher fut l’âme instigatrice du journal communautaire « Le Tempo » dont elle est encore aujourd’hui l’une des artisanes les plus engagées.

En 1961, la condition du lac inquiétait déjà la population. C’est alors que fut créé l’organisme « Brome Lake Conservation Association ». Cette association vouée à la protection du lac eut comme premier président, M. Peter Kerrigan, mari de Claire Fisher. L’organisme multiplia les démarches pour améliorer la qualité du lac, notamment l’installation d’un réseau d’égout municipal lequel ne vit le jour qu’en 1974 après la fusion (1971).

En 1996, les deux autres filles de Philip, soit Sydney Duder et Martha Hallward, décidèrent de donner en conservation perpétuelle une importante partie de leurs terres originales. Il s’agit d’un boisé exceptionnel de 80 acres, aujourd’hui appelé « Boisé Fisher Woods » donné à la Fondation des Terres de Lac Brome et qui fait la joie de nombreux citoyens adeptes de randonnées.

Encore aujourd’hui, plusieurs représentants de la famille Fisher-Kerrigan sont présents au lac Brome; on en compte au moins cinq soutenant tous concrètement les activités de protection du lac.

Il nous fait plaisir aujourd’hui de reconnaître l’exceptionnelle contribution de la famille Fisher-Kerrigan à la qualité de vie de toute la communauté et à la protection du lac Brome et de ses écosystèmes.