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ET DE SES AFFLUENTS

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Caractéristiques physiques et morphologiques

Le lac Brome est une large cuvette de 14,6 km2. Du côté est, il est bordé par les monts Foster, Gauvin et Glenn d’où part notamment le ruisseau Coldbrook. Le lac est principalement alimenté par 8 affluents qui font ensemble 278 km.

Quilliams :  7 1.7 km² (38%)
Coldbrook : 44.7 km² (23.7%)
Inverness :  33.7 km² (17.9%)
Argyll : 11.7 km² (6.2%)
Durrell : 11.3 km² (6%)
Tiffany : 9.5 km² (5%)
Pearson : 6.1 km² (3.2%)

Quelques données sur le lac:

  • Périmètre: 20,6 km
  • Profondeur moyenne: 6,3 m.
  • Profondeur maximale (à la fosse): 12,8 m.
  • Temps de renouvellement de l’eau: 10,2 mois
  • Volume total de l’eau: 94,6 millions de m3
  • Taux de décharge moyen: 3,9 m3 (au barrage Foster)
  • La ligne des hautes eaux est à 197,28 mètres au dessus de la mer.
  • Le lac est fortement urbanisé: plus de 400 résidences privées le bordent en plus de 300 unités de condos et

Les niveaux du lac Brome

Les débits au barrage Foster

 

Cycle de l'eau

Cycle de l’eau

L’eau suit un cycle invariable comme l’illustre bien la figure qui suit:
Source: Québec, La gestion durable des eaux de pluie, 2010.
D’abord, l’eau tombe en pluie. Dans la région du lac Brome, il tombe en moyenne 1 267 mm d’eau à chaque année.
L’eau tombée est absorbée par le sol pour assurer la recharge de la nappe phréatique; une partie de l’eau est également absorbée par les plantes et les arbres pour assurer leur croissance et se retrouve éventuellement sous forme de vapeur dans l’atmosphère (évapo-transpiration). Dans un milieu naturel, très peu artificialisé, l’utilisation de l’eau pour la percolation et l’évaporation représente au moins 40% de l’eau tombée. Dans les grandes villes, c’est souvent moins de 10% qui percole ou s’évapore, le reste ruisselle à grande vitesse dans les fossés et les lacs.
Au lac Brome, on estime que l’eau de ruissellement compte pour environ 60% des apports d’eau au lac. L’eau s’évapore sous l’effet du soleil et retourne dans l’atmosphère.

Il faut également noter que toute goutte d’eau tombée sur le territoire se retrouve un jour ou l’autre dans le lac peu importe que l’eau soit tombée à 100 mètres ou à 10 kilomètres du lac.
La notion de bassin versant explique bien ce phénomène. Voir : LE BASSIN VERSANT

Écoulement des eaux

 

RLB a entrepris une étude en 2010 permettant de prioriser certaines de ses actions et de formuler des politiques adéquates pour la protection du lac Brome. Grace à cette étude, il sera possible de mieux comprendre les schémas d’écoulement de l’eau dans le lac à partir du comportement des principaux affluents en période de crue, de débit moyen et d’étiage.

Les résultats permettront de mieux répondre à certaines situations telles que :

  • L’eau en provenance du ruisseau Quilliams (principal affluent, près de 50% de l’eau arrive par le Quilliams) a-t-elle vraiment un impact sur le lac, étant donné sa proximité de l’exutoire ?
  • Advenant un épandage de fumier à un endroit à proximité du lac, quelle est la diffusion probable dans le lac ?
  • Advenant un déversement de produits toxiques sur la route 243 (chemin Lakeside), quel serait l’impact prévisible?
  • Comment s’écoule l’eau lors d’un gros coup d’eau? Lors de grands vents?
  • Quel est l’impact sur le lac de l’ouverture ou pas des vannes à la sortie du lac (selon une entente avec Bromont, VLB doit fournir en tout temps au moins 0,88 m3/sec.), etc.
RLB a mandaté une équipe de chercheurs de la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke. Ces spécialistes, hydrologues et experts de la qualité de l’eau ont réalisé en 2010 une première phase de modélisation hydraulique (bassin versant du Quilliams) et de l’hydro-dynamique dans le lac lui-même.

Pour en savoir plus :

Barrage Foster

Renaissance lac Brome a préparé une note technique portant le niveau du lac et l’eau sortant du barrage Foster. On sait que ces deux paramètres sont très importants pour la qualité de l’eau du lac, les activités récréatives et l’approvisionnement en eau potable de la ville de Bromont.

Or, ces paramètres sont gérés selon une entente entre la Ville de Lac-Brome, Ville de Bromont et le gouvernement du Québec. Comment le barrage Foster est-il géré? Quels sont les niveaux du lac? Y-a-t-il des changements à apporter? Une intéressante étude à consulter.

Après avoir analysé cette convention et les données d’exploitation de 2005 à 2010, RLB n’a relevé aucune indication que la gestion du barrage soit généralement non conforme à la convention.

Au contraire, la gestion du barrage est satisfaisante. Les niveaux du lac sont strictement gérés selon la convention ; le débit minimum est généralement au-dessus de la norme du 0,88 m3 / sec., sauf pour des cas particuliers de remontée du niveau du lac au printemps ou de sécheresse prolongée à la fin de l’été.

Il appert qu’il n’y a pas lieu de réviser en profondeur la convention, sinon de mieux refléter la réalité opérationnelle et hydrique du bassin versant et pour ce faire d’établir sur une base mensuelle le débit minimum de 0,88 m3 / sec. En effet, nous estimons que la règle du 0,88 m3 / sec. « en tout temps » s’avère, dans l’état des dispositifs actuels, impraticable et inutilement contraignante.

Une planification des besoins sur un horizon de 15-25 ans et l’adoption de mesures de développement durable pour sécuriser les approvisionnements en eau sont suggérées aux autorités responsables. Pour le moment, le débit moyen annuel utilisé par Ville de Bromont représente moins de 10% du débit minimum exigé par la convention (0,066 m3 / sec. vs 0,88 m3 / sec.).

Il est clair que le défi réside dans la gestion des événements extrêmes, notamment les périodes de sécheresse. Dans cette optique, des stratégies de développement durable sont proposées : programme d’économie d’eau, constitution de réserves d’eau, utilisation d’outils de gestion performants.

Note technique sur le barrage Foster

Débit au barrage Foster

Niveau du lac

Le bassin versant

Un bassin versant est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d'eau, lac, mer, océan, etc. Chaque bassin versant se subdivise en un certain nombre de bassins élémentaires (parfois appelés « sous-bassin versant ») correspondant à la surface d’alimentation des affluents se jetant dans le cours d’eau principal.
 
Le bassin versant du lac Brome couvre une superficie de 186,7 km2. De plus en plus, les autorités publiques reconnaissent qu’il faut gérer les politiques de l’eau en fonction des caractéristiques de chaque bassin versant. C’est ce qu’on appelle la gestion par bassin versant.
 
L’eau qui ruisselle d’un bassin versant fait fi des limites administratives. Ainsi, le bassin versant du lac Brome englobe 8 municipalités, en totalité ou en partie.Ces municipalités sont rattachées à deux MRC, soit la MRC de Brome Missisquoi et la MRC Memphrémagog. Ce sont les municipalités de : 
  • Bolton-Ouest (43%)
  • Lac-Brome (31%)
  • Stukely-Sud (18%)
  • St-Étienne de Bolton (5%)
  • Canton de Shefford (2%)
  • Bolton-Est (,5%)
  • Waterloo (,07%)

Le bassin versant du lac Brome comprend 8 affluents principaux et une trentaine de petits affluents directement au lac.Le bassin versant est à 72,7% sous couvert forestier. L’agriculture compte pour 15,7% du territoire.

On compte environ 3 375 unités d’habitation dans le bassin versant pour une population d’environ 6 000 personnes. Sauf pour environ 2 000 unités d’habitation de Lac-Brome, toutes les résidences sont sous installations septiques privées.

Carte aérienne du lac Brome

  

Les sous-bassins versants

En 2012, un mandat de caractérisation et de diagnostic du bassin de tête du ruisseau Coldbrook a été donné à une équipe de scientifiques du regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs (RAPPEL). Ce projet réalisé en 2012 a permis de confirmer que le réseau routier est le principal responsable de la dégradation de l’eau dans ce secteur et que des mesures correctrices pour améliorer les infrastructures municipales seraient à implanter. Plus de 41 sites ont été identifiés et des propositions concrètes ont été faites aux autorités municipales.

Par la suite trois autres rapports de caractérisation ont été réalisés:

  • Rapport de caractérisation du ruisseau Quilliams (2013) (territoire de la municipalité de Stukely-Sud)
  • Rapport de caractérisation du ruisseau Pearson (2014) (territoire de Ville de Lac-Brome)
  • Rapport de caractérisation du ruisseau Inverness (2015) (territoire de Ville de Lac-Brome).

RLB est convaincue que ce rapport constitue une très bonne source de renseignements pour les responsables des municipalités concernées (Travaux publics) qui voudront appliquer les correctifs nécessaires à la qualité de l’eau ruissellant dans leurs fossés et sur leurs routes. Pour consulter les rapport, cliquez sur les liens qui suivent.

Caracterisation du Colbrook
Caracterisation du Quilliams
Caracterisation du Pearson
Caractérisation du Inverness

Faune

RLB, en collaboration avec des chercheurs et des biologistes, a réalisé une importante étude sur la faune du lac Brome. Cette étude donne un inventaire détaillé des poissons, oiseaux, reptiles et amphibiens qui peuplent les affluents et les huit milieux humides du lac : les ruisseaux Quilliams, McLaughlin (Tiffany), Argyll, Coldbrook, Pearson (Parc Eugène), Inverness, la rivière Yamaska (exutoire du lac) et l’étang Mill.
Ces inventaires s’inscrivent dans le cadre de la protection et de la conservation des milieux humides du lac Brome prônés par Renaissance Lac Brome (RLB). Ceux-ci jouent un rôle important pour la qualité de l’eau du lac et abritent une biodiversité animale et végétale riche et importante pour le bon fonctionnement de l’écosystème.
À notre connaissance, ces inventaires sont les premiers à avoir lieu dans les milieux humides du lac Brome, ce qui, nous l’espérons, permettra d’identifier aussi des espèces précaires, rares et menacées.
En attendant les résultats, voici quelques photos prises lors des inventaires.

Tortue serpentine (Chelydra serpentina) : La tortue serpentine a été désignée à l’échelle nationale comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

 
Statut : Espèce préoccupante à l’échelle nationale et désignée comme espèce préoccupante par le gouvernement fédéral. C’est la plus grosse tortue d’eau douce au Canada. Lors des inventaires, elle a été capturée dans la plupart des affluents du lac Brome. Le poids moyen de cette tortue est de 4,5 à 16 kg.

 

Mené d’herbe (Notropis bifrenatus) : Espèce désignée vulnérable au Québec, inscrite sur la liste des espèces désignées menacées ou vulnérables au Québec et sur la liste de la loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. Le mené d’herbe est un petit poisson au corps élancé avec une bande latérale noire de la tête à la queue. Ce poisson affectionne les zones riches en végétation aquatique (herbiers aquatiques). Il a été retrouvé dans deux affluents du lac Brome soient le Pearson et le Coldbrook.

Écrevisse à taches rouges

Au mois de septembre, l’équipe de la semaine verte s’est déplacée au Lac Brome afin de tourner un reportage sur les écrevisses à taches rouges. RLB tient à informer ses membres que le reportage passera, à la télévision, au réseau de Radio Canada, ce samedi le 26 janvier 2019 à 17h00.

Une espèce d’écrevisse envahissante au lac Brome!

Dans le cadre du projet d’inventaire des poissons du lac Brome, les biologistes nous signalent la présence d’écrevisses à taches rouges en très grand nombre. Il serait très important que les pêcheurs évitent à tout prix transporter cette écrevisse vers d’autres lacs et d’ainsi les contaminer.

Il s’agit d’une « écrevisse importée des États-Unis considérée comme envahissante et nuisible car elle a tendance à détruire et modifier la végétation aquatique, ce qui perturbe l’habitat de nombreux invertébrés, incluant les écrevisses indigènes » (voir Desroches et Picard, Poissons d’eau douce du Québec et des Maritimes, Ed. Michel Quintin, 2013).

L’écrevisse à taches rouges peut atteindre 10 cm et est facilement reconnaissable aux deux taches rouges circulaires de chaque côté du thorax. Elle a possiblement été introduite au lac Brome il y a quelques années par des pêcheurs qui l’ont utilisée comme appât.

 Nous ne croyons pas que cette écrevisse ait un impact négatif sur la qualité de l’eau ni de la baignade. Par contre, ses effets sur la faune sont plus ou moins connus. Nous tenterons d’en savoir plus. En attendant, inspectez vos embarcations et l’eau transportée (ballast ou autres).

 

Plantes aquatiques

Souvent, au grand désarroi de certains utilisateurs du lac, les plantes aquatiques font leur apparition dès le mois de juin. En trop grand nombre, elles peuvent devenir dérangeantes pour les utilisateurs du lac, qu’ils soient nageurs, kayakistes, pêcheurs ou plaisanciers. De plus, une trop grande densité de plantes aquatiques contribue à appauvrir en oxygène l’eau du lac. Également, certaines espèces envahissantes peuvent remplacer les plantes indigènes et nuire à la biodiversité du lac.

Il serait cependant faux de considérer les plantes aquatiques comme des ennemies, car elles contribuent malgré tout à améliorer la qualité de l’eau. En effet, elles aident à maintenir les sédiments au fond du lac, servent d’habitat pour une multitude d’organismes (dont le méné d’herbe, petit poisson vedette au lac Brome, considéré comme espèce vulnérable) et absorbent une bonne proportion des nutriments qui enrichissent le lac (elles font donc compétition aux algues bleu-vert).

En conclusion, la prévention reste le meilleur moyen de contrôler la densité des plantes aquatiques : installer une bande riveraine efficace, ne pas utiliser de produits susceptibles de nourrir les plantes (engrais). Également, éviter de brasser les sédiments et de fragmenter les plantes par les hélices à moteur.

Peu de citoyens sont capables d’identifier l’une ou l’autre des 35 espèces de plantes aquatiques qui poussent au lac Brome. Si le sujet vous intéresse, consulter la présentation ci-dessous.

Presentation sur les plantes aquatiques. (ennemies ou amies)

Aquatic plants (English)

Aquatic plants… friends or foes?

Few people can identify any of the 35 species of aquatic plants that grow in Brome Lake. However, the distress of some users of the lake, aquatic plants appear as soon as in June. In too great numbers, the can become a nuisance for swimmers, fishers, pleasure-boaters and others. They can also choke the lake’s necessary oxygen supply and some invasive species risk replacing indigenous plants and harming biodiversity.

It would wrong, however, to regard aquatic plants as our enemies, because the help improve water quality. This they do by keeping sediment at the bottom of the lake, providing habitat for many organisms (including Brome Lake’s little star, the bridle shiner, considered a vulnerable fish species) and absorbing many of the lake nutrients, thus competing with the blue-green algae.

Prevention remains the best way to control the density of aquatic plants: install an effective shoreline buffer and don’t use fertilizers, which will only encourage plant growth. Also avoid churning up sediments and breaking up plants with boat propellers.

If you are interested, please read the following presentation (bilingual).

Aquatics Plants presentation

Herbiers

 

 

La firme de consultants en environnement Biofilia Inc a réalisé une étude sur les herbiers aquatiques du lac Brome afin d’améliorer les connaissances concernant le lac et fournir des recommandations visant à mieux contrôler et freiner l’expansion des plantes aquatiques. L’étude s’est effectuée en septembre 2009 sur 313 ha et couvre la zone littorale 0-3m du lac Brome.

Selon cette étude :

  • Les herbiers aquatiques couvrent une superficie de 208,8 ha représentant 14,4 % de la couverture du lac.
  • On retrouve 179,29 ha (85,87 %) d’herbiers submergés, 11,17 ha (5,35 %) d’herbiers flottants et 18,34 ha (8,78 %) d’herbiers émergents.
  • Un total de 35 espèces aquatiques ont été observées durant les inventaires;  Les espèces dominantes des herbiers submergés sont Chara sp., Elode canadensis, Heteranthera dubia, Najas flexilis, Sagittaria cristata et Vallisneria americana.
  • Les espèces dominantes des herbiers flottants sont Nuphar varigeata et Sparganium fluctuans.
  • Les espèces dominantes des herbiers émergents sont Eleocharis palustris, Pontederia cordata, Scirpus lacustris et Typha latifolia.
  • Une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable, Utricularia gemmiscapa, a été retrouvée dans la portion est de la baie où se situe la marina Knowlton.
  • Un total de 15 échantillons de sédiments a été prélevé. La profondeur des sédiments mous varie de 5 cm à 70 cm.
  • Les zones eutrophes, mésotrophes et oligotrophes couvrent respectivement 102,39 ha (32,7 %), 66,01 ha (21,13 %) et 136,17 ha (43,58 %) de la zone littorale 0-3m (313 ha).
  • Dans l’ensemble, le lac Brome pourrait être considéré, au niveau d’eutrophisation équivalent des herbiers aquatiques, comme étant un lac oligotrophe.
  • Les herbiers aquatiques semblent avoir disparu dans certains secteurs et augmenté dans d’autres en comparaison à ceux relevés en 1974 et 1979. On note une diminution dans la baie Robinson, au nord-ouest du lac et à la plage Douglas et une augmentation entre l’exutoire du lac et le ruisseau Quilliams.
  • À long terme, un apport continu de limons, de matières organiques et de nutriments peut, selon les quantités, rendre inutiles les efforts d’aménagement d’un lac.
  • On relève trois (3) grands secteurs où l’on recommande que des actions inter-municipales soient apportées à l’échelle du bassin versant pour éviter les problèmes d’eutrophisation accélérés du lac. Ainsi, des efforts de rétablissements du plan d’eau doivent débuter par :
    • un plan directeur de reboisement des bandes riveraines de tout le bassin hydrographique du lac Brome;
    • un programme de contrôle de l’érosion et de sédimentation applicable aux infrastructures routières;
    • un plan de gestion des sources de nutriments (phosphore, nitrite, nitrate, etc.)visant à empêcher leur transport dans le bassin versant.

Pour en savoir plus :

Étude des herbiers aquatiques du lac Brome

Carte Herbiers Lac Brome

Lac Brome Rapport V3 Finale 14-12-2009 

Inventaires


Au début d’octobre, une équipe du ministère du développement durable, de l’environnement, de la faune et des parcs (MDDEFP) était au lac Brome. Il s’agissait de la troisième phase du projet d’inventaires des poissons. Toute la semaine, les biologistes du ministère se sont affairés à inventorier les poissons présents dans le littoral à l’aide de la senne.

On se rappellera que les premières phases avaient consisté en des prises au filet maillant sur 15 stations pré-déterminées. Finalement, des plongeurs professionnels ont exploré les fosses et quelques autres zones ciblées pour nous rapporter des photos et des vidéos.

Les résultats de ces inventaires seront publiés et présentés au printemps 2014, en particulier lors de notre assemblée publique du mois de mai.

Un grand merci à tous nos partenaires pour cet important projet: Ville de Lac-Brome, Pacte rural de la MRC Brome Missisquoi, Ministère du Développement durable, de l’environnement, de la faune et des parcs (MDDEFP). 

Plaisanciers responsables

La navigation sur les plans d’eau est de juridiction fédérale. Or, comment se fait-il que les élus municipaux, les élus des gouvernements régionaux, voire les autorités du MDDELCC, se heurtent constamment aux politiques obtuses du gouvernement fédéral en matière de navigation sur les petits plans d’eau, sans connexion inter-provinciale. À la MRC Memphrémagog, au lac St-Adolphe-d’Howard, au lac Bowker, au lac Brome, pour n’en nommer que quelques-uns, partout les citoyens vivent des situations non respectueuses de l’environnement et de la santé des lacs, ce qui engendre beaucoup de frustration et de démobilisation. Il faut rapatrier au Québec la juridiction fédérale sur les plans d’eau non connectés au réseau interprovincial.

Dès 2007, RLB avait établi, hors de tout doute, les effets du passage des embarcations à moteur sur le brassage des sédiments lorsque la profondeur de l’eau est inférieure à 3 mètres. Depuis ce temps, nous incitons les autorités municipales à exiger que les plaisanciers circulent à la vitesse d’embrayage dans une zone protégée de 150 mètres de la rive et de 3 mètres de profondeur.

Renaissance lac Brome fait la promotion de trois mesures particulières:

  • une zone « sans-sillage » (no-wake zone ») dans le premier 150 mètres du rivage (actuellement vitesse max de 10 km/hre);
  • une profondeur minimum de 3 mètres pour la circulation des embarcations à moteur;
  • une zone de pratique du « wake surf », « wake board » à au moins 300 mètres du rivage.

RLB favorise une approche auprès des plaisanciers visant à les informer et à les sensibiliser à l’importance de comportements responsables sur l’eau. L’adoption volontaire d’un code de conduite environnemental sur l’eau est aussi une solution à la situation actuelle. RLB suggère fortement au comité municipal de la sécurité nautique de prendre le leadership dans ce domaine.

Pour en savoir plus

Code du plaisancier responsable

 

 

 

 

 

 

 

Carte bathymétrique, nouvelle version 2013.

Recommandations sur la circulation d’embarcations-moteurs sur le lac brome

Règlementation sur les quais, extrait de : Codification administrative – à jour au 9 février 2007 Lac-Brome Zonage 82

Comment les embarcations à moteur affectent la santé du lac, partie 1, article par Peter F.Wade

Comment les embarcations à moteur affectent la santé du lac, partie 2, article par Peter F.Wade

Rapport du sous-comité sur les sédiments présenté au conseil d’administration de renaissance lac-brome 

Renaturalisation des bandes riveraines

Il existe à Lac-Brome un règlement qui exige qu’une bande riveraine soit végétalisée (10 mètres si la pente du terrain est de 30 degrés ou moins et de 15 mètres si la pente est supérieure à 30 degrés). Dans cet espace sur la rive, il est interdit de tondre le gazon, même à l’automne.

Certains propriétaires ne veulent pas laisser pousser en friche la bande riveraine et souhaitent planter des espèces plus intéressantes.
Pour faciliter la renaturalisation des bandes riveraines, RLB offre depuis 2008 une belle variété de plants. Habituellement, les plants sont offerts au début du mois de juin.
C’est ainsi que depuis 2008, plus de 9 000 plants ont été distribués. Les plants sont tous indigènes et proviennent d’un producteur spécialisé dans la production de ces variétés.
  • le myrique baumier
  • la spirée (tomenteuse ou à larges feuilles)
  • le cornouillier
  • le rosier
  • le saule
  • la potentille
À partir de 2012, la pépinière régionale de la MRC Brome-Missisquoi fournira une grande variété de plants adaptés aux bandes riveraines. Cette pépinière est située sur le territoire de Ville de Lac-Brome. Les citoyens de Lac-Brome bénéficieront de 5 000 plants sur les 20 000 produits annuellement par la pépinière. Nous vous tiendrons informés des modalités du programme de plantation pour 2012.
La Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) met à la disposition du public deux outils fort intéressants pour mieux renaturaliser les rives des cours d’eau.
  1. Un guide pour sélectionner parmi les fougères, les graminées, les vivaces, les arbustes ou les arbres
  2. Un outil de recherche où en spécifiant l’un ou l’autre de 11 critères (zone de rusticité, exposition au soleil, hauteur désirée de la plante, type de sol, humidité du sol, etc.) le système vous propose un choix de végétaux.

Liste des végétaux suggérés pour la renaturalisation

Les arbres, RLB, 2008

Les graminées, RLB, 2008

Les arbustes et les plantes grimpantes, RLB, 2008

Les vivaces, RLB, 2008

Règlementations

Pour en savoir plus

La Fédération interdisciplinaire d’horticulture ornementale du Québec   lien http://www.fihoq.qc.ca/

Emplacement des arbustes sur la rive

Liste d’arbustes indigènes ou naturalisés recommandés pour le reboisement des bandes riveraines en milieu résidentiel

Les plantes couvre-sol stabilisatrices

Guide d'entretien des bandes riveraines

#abonnetoiaulac

Ça y est ! Vous avez une bande riveraine adaptée à vos besoins et à ceux de votre lac. Nous avons planté vos végétaux à la suite du plan d’aménagement que vous avez approuvé. Toutes les étapes ont été remplies avec succès, mais demeure une dernière, et non la moindre :  l’entretien à long terme.

À cet effet, voici la version en ligne du Guide d’entretien des bandes riveraines que nous vous avons distribué lors de votre plantation. Il vous permettra de rester informé sur l’entretien général de base et sur les propriétés relatives à vos plants spécifiques.

Voilà! C’est tout! Nous tenons à vous renouveler nos félicitations pour votre implication auprès de la protection de votre lac.  N’hésitez pas à en parler autour de vous! Plus nous sommes nombreux à participer et à être au courant, plus le mouvement prendra de l’expansion et mieux le lac Brome se portera.

Ensemble, protégeons l’extraordinaire beauté du lac Brome!

 

Programme de plantation d'arbres

En 2008, Renaissance lac Brome lançait son programme de reboisement des rives dans l’ensemble du bassin versant du lac Brome.

Projet d’envergure puisque près de 79 km de rives à nue ont été identifiées comme importantes à reboiser. Depuis le lancement du programme, c’est près de 38 000 arbres qui ont été plantés chez des propriétaires terriens. Le principal objectif visé par le reboisement est de contrer le phénomène d’apport de sédiments et de phosphore qui ne font qu’accélérer le vieillissement du lac Brome.
 
Ce programme est rendu possible grâce à la participation financière de bailleurs de fonds et avec l’appui de l’OBV-Yamaska qui fournit les arbres provenant des pépinières gouvernementales.

Entretien écologique de la pelouse

« Ma pelouse est plus verte que la tienne ! »

« Oui mais mon lac est plus en santé que le tien ! »

Voici quelques astuces pour entretenir durablement votre pelouse:
1-    Choisir la bonne tondeuse à gazon
Si vous possédez un petit terrain (500 m² et moins), pourquoi ne pas utiliser la tondeuse à main ? La tondeuse à moteur 2 temps est à remplacer au plus vite. D’après l’agence de protection de l’environnement des USA les tondeuses à gazon sont la cause de plus de 5% de la pollution atmosphérique urbaine.
2-   Ne pas tondre trop court
Une hauteur de 5 à 8 cm est idéale pour que les plantes puissent développer un puissant système racinaire qui leur permette de mieux résister aux périodes de sécheresse et la vigueur du gazon empêche les adventices de trouver un terrain favorable à leur épanouissement.
3-   Garder les lames de votre tondeuse bien affûtées
Dès que des filaments blancs apparaissent le lendemain de la tonte, il faut aiguiser la lame de la tondeuse.
4-   Arroser en profondeur
Arroser en profondeur signifie arroser très copieusement (2.5 cm d’eau) mais pas plus d’une fois par semaine. Ne pas arroser est une autre solution, votre pelouse va devenir jaune en été mais elle reverdira dès les premières pluies.
N’arroser que quand les traces de pas restent marquées plus que quelques secondes dans l’herbe ou quand la pelouse commence à jaunir.
5-    Maintenez un pH légèrement acide (entre 6 et 7)
Les fortes précipitations ainsi que la présence d’ombre ont tendance à favoriser l’acidité.
6-   Terreauter régulièrement
L’idéal est le compost “maison” bien mûr. Cela améliore la texture du sol, réduit la présence de chaume, donne à manger aux vers de terre,  améliore l’activité microbienne dans le sol.
7-   Modifier ses exigences esthétiques

Les canons esthétiques du beau gazon bien vert, bien ras, bien dru, bien fin, sans mauvaises herbes, le plus uniforme possible sont à banir. Heureusement les canons sont faits pour être dépassés et on peut se régaler en les transgressant. Le trèfle blanc avec ses petites feuilles rondes d’un vert assez sombre, ses fleurs qui attirent les insectes est par exemple un couvre sol assez idéal si on accepte de sortir des lieux communs. La compétition absurde avec les voisins mérite aussi un peu que l’on réfléchisse sur son bien-fondé et sur son intelligence.

 

Pour en savoir plus

Un golf vert: un pas dans la bonne direction

Zones écologiques sensibles

L’environnement physique du territoire de Ville de Lac-Brome, comme celui des

municipalités environnantes, est fait de vallons et de sites pittoresques, de prairies et de
milieux forestiers. La nature des sols rocheux (schistes de Sutton à roches
métamorphiques) fait en sorte que les eaux ruissellent et s’accumulent peu dans les
réservoirs souterrains.
 
Cette situation fait en sorte qu’il existe sur le territoire une grande quantité de zones
écologiques sensibles.
 

-Les cours d’eau (8 cours d’eau majeurs et une multitude de petits cours d’eau souvent non inventoriés situés dans le bassin-versant du lac Brome, 1 cours d’eau majeur situé dans le bassin-versant du lac Bromont et 3 cours d’eau majeurs situés dans le bassin-versant du lac d’Avignon).

-Les milieux humides dont les tourbières.

-Les « hot spots » identifiés par l’ACA (Corridor Appalachien).

 
RLB évalue la superficie de ces zones particulièrement sensibles à 23,6 km2, représentant environ 11,5% du territoire. L’importance environnementale stratégique de ces zones justifie des mesures de protection et des politiques publiques adéquates. Le lac et une bande de terre se drainant directement au lac, d’une largeur minimale de 300 mètres à partir de la ligne des hautes eaux tout autour du lac, constitueraient une zone nouvelle à être protégée par des mesures particulières. Cette zone correspondant à la notion « corridor riverain » du MAMROT représente environ 10,0 km2 excluant la superficie du lac.
 
Il faudrait intégrer comme zones de conservation tous les milieux humides de même que tous les cours d’eau répertoriés ou non, incluant leur bande riveraine et les plaines inondables. Les milieux humides sont prioritairement délimités, validés et caractérisés par l’ACA (phases 1-2-3-4-5); dans le cas de milieux humides non inventoriés, la situation à être confirmée au terrain doit toujours prévaloir.
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LES RICHESSES DU LAC,  J’Y TIENS

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Liens et partenaires

Liens et partenaires

Renaissance lac Brome bénéficie du soutien financier de plusieurs organismes. Sans eux, plusieurs projets ne pourraient voir le jour. Ce sont principalement:

La mise en place de projets afin d’améliorer la qualité de l’eau repose sur la collaboration de plusieurs intervenants. Divers ministères du gouvernement du Québec interviennent par :

  • des règlements sur les installations septiques ;
  • le suivi des plans d’eau contaminés ;
  • l’attribution de montants pour des projets pilote (gestion du ruissellement, le contrôle de l’érosion ou de    stabilisation des berges).

La MRC Brome-Missisquoi a la responsabilité d’établir une politique de gestion des cours d’eau et d’en faire le suivi.

Les municipalités de Bolton-Ouest, du Canton de Shefford, de Stukely-Sud et ville de Lac-Brome adoptent des règlements concernant l’amélioration de la qualité de l’eau :

  • La naturalisation et la protection des bandes riveraines
  • Les mesures visant le contrôle de l’érosion
  • L’utilisation des pesticides et les engrais
  • L‘entretien des installations septiques
  • La protection des milieux humides et des cours d’eau

Sites Internet officiels

Ville de lac Brome

Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs

MDDEP, section Algues bleu-vert

Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie

MRC Brome-Missiquoi

Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)

Apiculture Sirois

Organismes environnementaux

OBV : Organisme du bassin de la Yamaska

ACBVLB – Association de conservation du bassin versant du lac Bromont

CSBVLD – Comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon

ABVLW – Amis du bassin versant du lac Waterloo

ACA – Corridor appalachien

COGESAF : Comité de gestion du bassin versant de la Rivière Saint Francois

RAPPEL : Regroupement des Associations Pour la Protection de l’Environnement des Lacs et des cours d’eaux de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-François

ROBVQ : Regroupement des Organisations de Bassin Versant du Québec

Fondation Rivières

Coalition Eau Secours!

Greenpeace

Entreprises locales