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Le lac Brome purifié grâce à une firme d’ingénieurs: mise au point!

Un article paru le 31 août 2013 dans un journal national spécialisé dans les affaires et présentant un dossier sur plusieurs réalisations du génie québécois a attiré notre attention et provoqué la nécessité de clarifier les choses.

Rarement aura-t-on lu autant d’inepties, de raccourcis et d’hyperboles en aussi peu de mots! Laisser supposer avoir sauvé le lac Brome, purifié le lac des algues bleues et obtenu un grand succès relève de la pure fantaisie et s’apparente davantage à un publi-reportage qu’à un article sérieux.

Nous comprenons le besoin du développement des affaires de certaines firmes de génie mais certainement pas au prix de la rigueur scientifique face à un problème complexe.

Tout ce que ce projet aura laissé de durable dans notre communauté aura été une facture faramineuse de plus d’un demi-million $, quelques seuils pour ralentir l’écoulement des eaux et deux dispositifs dont la fonctionnalité est douteuse : ces marais filtrants ne traitent qu’une fraction de 1% de l’eau arrivant au lac. On est très loin du grand succès « démontré » ! Déjà que nous avions sourcillé en juin 2013 lors de la remise du prix en environnement lorsqu’il avait été mentionné que « Ce projet considéré comme une source d’inspiration en matière d’acceptabilité sociale a démontré les bienfaits environnementaux de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant ». Quelle ironie pour un projet controversé et plutôt mal accepté par le milieu !

Nous dénonçons fermement et sans équivoque l’utilisation qui est faite de l’expérience du lac Brome où une certaine firme a le succès facile. Nous incitons les municipalités et les associations de bassin versant à examiner en profondeur les avantages et les coûts de telles interventions et de telles technologies avant de s’y engager.

La pensée magique qui se dégage globalement de cet article, malgré la valeur individuelle des dispositifs décrits, doit nous inciter à la plus grande prudence face à une problématique de restauration des lacs que tous les scientifiques et experts reconnaissent comme complexe, longue et multifactorielle.

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